Claire Lextray

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CULTURE > Actualités - 2 ème Prix des Musiques d'Ici Le mouvement d'une génération transculturelle
Sur scène en octobre et novembre dans VMM 2018
2 ème Prix des Musiques d'Ici
Le mouvement d'une génération transculturelle

 

Villes des Musiques du Monde # 21 présente sur scène les 6 finalistes 

du 2 ème Prix des Musiques d'Ici - Diaspora Music Awards

 

Ils sont artistes issus des diasporas,

de cultures diverses qu'ils revendiquent et réinventent.

Ils sont la France d'aujourd'hui

Le mouvement d'une génération transculturelle

 

et sur LA PLAY-LIST du FESTIVAL en écoute ICI
http://villesdesmusiquesdumonde.bandcamp.com/album/festival-villes-des-musique-du-monde-2018

 

Le site web du Prix des Musiques d’ICI : http://prixdesmusiquesdici.com/    

La page facebook : https://www.facebook.com/prixdesmusiquesdici/

La page Instagram : https://www.instagram.com/prixdesmusiquesdici/

 

+ d'infos à télécharger tout en dessous ...

 

Créé par Villes des Musiques du Monde en collaboration avec ses partenaires, le Prix des Musiques d'ici - Diaspora Music Awards, est un prix novateur et nécessaire qui donne la voix aux talents émergents issus de cultures venues d'ailleurs et qui ont fait racine ici en France et montre la richesse des musiques jouées en France, dans la diversité de leurs origines.

Parmi les 45 artistes sélectionnés au niveau national, 6 finalistes ont été désignés et se produiront sur scène dans le cadre du festival Villes des Musiques du Monde 2018.

 

Moonlight Benjamin – (Toulouse – Occitanie) – rock vaudou - sur scène le 2 novembre - Plage PL 7

J’ai choisi le rock parce que le rock vient du blues, la musique des esclaves. C’est la musique des gens qui combattent, qui veulent se faire entendre. La musique vaudou exprime le droit d’être libre. C’est une musique revendicative. Fusionner la musique vaudou et le rock, c’était naturel pour moi car le rock est une musique puissante, pas plaintive ni résignée, comme Haïti, une terre qui nourrit chez moi des sentiments divers, un tiraillement.

Haïti, c’est comme un poignard qui me tranche la gorge.

 

Edgar Sekloka - ( Puteaux - Ile de France  ) - afro rap - sur scène le 30 octobre  -  Plage PL 16

Je vis entre deux géographies. J’ai créé la mienne grâce à la culture et à la musique. Le rap est la musique qui m’a éduqué car elle représente les gens invisibles. J’ai créé un afro-rap, un nouveau son qui me raccroche à l’histoire de ma diaspora. Ce son, je l’ai construit avec des africains comme Koto Brawa mais aussi avec des musiciens blancs comme Simon Chenet et Jean Baptiste Meyer Bish qui ont en eux cette culture noire. Nous avons un héritage commun. L’écriture, elle, m’a apporté cet espace de liberté, a eu un effet thérapeutique. C’est un dialogue avec moi-même.

L'écriture m’a appris à m’aimer, à m’accepter, moi, en tant qu’homme noir dans une société blanche.

 

Germaine Kobo (Marseille - PACA) - Afro-punk tribal - sur scène le 30 octobre -  Plage PL 18

Notre musique, c’est de l’afro punk tribal, entre électro et folk, une musique qui offre une liberté, une folie. On est des filles vivant en Europe, issues de diasporas,  et on fait une musique qui n’est pas l’addition de nos deux univers mais une culture réinventée reflétant une Afrique fantasmée qui devient réelle.

C’est l’histoire de femmes modernes, noires, mures, parlant de leur condition de femme et du racisme.

C’est la fabrication d’un autre univers qui ouvre le champ des possibles.

 

Bel Air de Forro (Rennes – Bretagne- fusion musiques brésiliennes et bretonnes  - sur scène le 2 novembre -  Plage PL 19

Le contact du patrimoine musical populaire qui est très vivant de Bretagne m’a transformé en tant que personne, Je me sens aujourd’hui un peu bretonne,  un peu française et j’ai une autre vision du forro. Celui que nous faisons  est différent du forro du Brésil car, dans notre pays métissé, la culture française est rattachée à des danses mais aussi à une langue considérée comme très intellectuelle.

Dans notre groupe, nous faisons un forro « noble ». 

 

Alchimix (Montpellier – Occitanie) - fusion électro - hip hop - sur scène le 21 octobre -  Plage PL 17

Tous les trois,  nous jouons d’un instrument que nous avons appris par nous mêmes mais qui est en lien avec notre histoire, une histoire que nous avons redécouvert avec notre métissage. Notre musique est une réinvention de nos sources.  Tous les trois, nous exploitons ce qui est une particularité dans notre métissage et, du fait de notre vie, inconsciemment, nous cherchons à créer une troisième voie.

Notre rapport à l’instrument vient interagir sur le rapport à l’identité, oblige à une négociation qui va plus loin, une résistance à l’intérieur de soi même.

 

Walid Ben Selim (Perpignan – Occitanie) – électro poetico orientale  - sur scène le 21 octobre

L’idée de ce projet est de créer une musique électro enrichie de diverses influences (orientales, africaine, occidentales), d’amener les instruments traditionnels à accompagner cette création sonore, de les faire  sortir de leur zone de confort pour jouer une musique contemporaine et de s’appuyer sur la richesse de la poésie  car dans la poésie ancienne comme contemporaine, il y a l’âme de la langue, sa puissance sonore et rythmique.

Notre musique parle de l’exil numérique, dénonce la déconnexion avec le réel.

Nous avons un pied sur terre et un pied dans le digital afin de trouver la sagesse, la liberté, la sérénité.

 

Un grand merci à Sylvie Clerfeuille, journaliste, qui a réalisé les interviews et biographies.

Organisé par Le Festival Villes des Musiques du Monde, le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France - en partenariat avec le  festival Au fil des voix - avec le soutien de la FAMDT,  le concours de La Fondation Orange et de l'Institut Français - et des partenaires dans les 6 Régions : Ile-de-France, Normandie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Auvergne Rhône Alpes, Bretagne

 


ETAPE 2
Le jury de présélection, composé de diffuseurs, responsable de festivals, de fédération, agents, managers... ,  s’est réuni le 29 juin 2018 au Centre Fleury Goutte d’Or  Barbara 75018 – Paris
Parmi les 45 artistes sélectionnés, 6 finalistes de 4 régions différentes (Occitanie, PACA, IDF, Bretagne) de 4 aires culturelles : Caraïbes/ Amérique du sud, Afrique, Maghreb, Moyen-Orient/Asie ont été désignés:
 
Sélection en 4 étapes
Etape 1 - Repérage et pré-sélection d'une quarantaine de groupes et artistes par les 6 antennes en région, après un travail effectué à l'échelle de chaque région partenaire pour identifier des "capteurs" et des "passeurs de musiques".
Etape 3 - Sélections  sur scène et captations audiovisuelles dans le cadre du Festival Villes des Musiques du Monde
Etape 4 - Réunion du Jury final en novembre et choix des 3 lauréats
 
Règlement et Modalités
Etre originaire pour au moins un membre du groupe d'une des aires culturelles indiquées et installé en France,
Etre majoritairement implanté dans une des régions de France participantes au dispositif,
Eléments à demander aux candidats : soumettre trois titres enregistrés, une bio, une photo, une fiche technique, ne pas avoir signé dans une grande maison de disques ou ne pas avoir fait partie d'un gros catalogue de tournée dans les 5 dernières années.
 
Constat
Musiques du Monde - Musiques d'en France. Il existe un « creuset français ». Depuis la fin du XIXe siècle, les différentes vagues d’immigration se sont mêlées à la population française - et avec elles leurs musiques-, même quand elles ont d’abord été ostracisées. Au XXIème siècle, se redessine la cartographie musicale de la France. Les musiques du monde sont devenues des musiques d’ici. Elles ont pris racine sur le sol national. Les droits culturels invitent à considérer les problématiques posées à la société non plus en termes de besoins à satisfaire, mais de capacités, d’échanges de savoirs, de liens internes et externes à développer et à tisser. Ils impliquent une mise en dialogue qui reconnaît les valeurs de l’un et de l’autre, chacun étant pris en compte dans sa singularité et dans son environnement de vie. En mettant l'accent sur la nécessité de garantir aux populations leur liberté d'expressions culturelles et artistiques, elle modifie une conception ancienne de la notion de culture et potentiellement des politiques culturelles.
Or, certains artistes remplissent les plus grandes salles de France sans jamais que leur nom ne soit prononcé sur les radios nationales. D'autres jouent chaque semaine dans l'arrière-salle d'un café différent sans le soutien d'un producteur. Ils ont en commun ce qui vaut mille fois mieux que l’appui des médias ou d’une maison de disques : un public. Dans un vertigineux jeu de miroir, de vastes communautés culturelles se reconnaissent en effet en eux. Qu’ils se définissent comme d’origine haïtienne, congolaise ou kabyle, voire portugaise ou polonaise (pour ne rien dire des Bretons ou des Basques, pareillement concernés), ces groupes constituent notre société, au même titre que, par exemple, les groupes de supporters de football ou d’adeptes de la danse classique. Les refrains qui les unissent sont le plus souvent des « musiques d’ici ». Elles viennent parfois de loin mais ont poussé à l’ombre de nos cités.
Aujourd’hui, les musiques du monde ne représentent que 7% de la diffusion musicale alors qu’elles sont  largement écoutées et pratiquées, un recul par rapport aux années 1980. Combien de communautés culturelles cherchent un lieu d'expression, un endroit où pratiquer, voire dans certains cas, réapprendre les musiques de la tradition ? Combien de formations musicales restent à l'ombre des grands réseaux de diffusion et de distribution ?